Grossesse: Les tests prénatals

Apprendre sa grossesse par surprise ou après de multiples tentatives est dans les deux cas un événement bouleversant. Un millier de questions se bousculent dans notre tête auxquelles il faudra trouver des réponses. Dans cet article nous vous amenons à travers les premiers tests prénatals à faire afin de vous préparer au mieux à l’arrivée de votre bébé et de profiter sereinement de votre grossesse.

Dès les premiers doutes d’une grossesse (retard de règles ou autres symptômes) il est conseillé de faire un test urinaire. Si deux barres apparaissent cela veut dire qu’il est positif mais une prise de sang et un rendez-vous chez son spécialiste est nécessaire pour confirmer ou non cette grossesse.

Si c’est le cas, la grossesse peut être suivie par un gynécologue et/ou une sage-femme et une doula. Peu importe par qui, certains tests et dépistages devront être faits. Grâce à eux (merci la science), il est possible de détecter assez vite des anomalies génétiques, chromosomiques et physiques. En connaissance de cause, les parents peuvent si besoin, prendre la décision d’interrompre ou non la grossesse.

Grâce au test prénatal du 1er trimestre, les analyses peuvent évaluer le risque d’une éventuelle trisomie (21, 13, ou 18). Ce test se pratique entre la 11e et la 14e semaine d’amnhénorré de grossesse et combine l’âge de la mère, des mesures échographiques (la clarté nucale et la longueur cranio-caudale) avec un test sanguin. Généralement, votre gynécologue effectue ce test soit à son cabinet (s’il a le matériel adéquat) soit il vous envoie dans un centre d’échographie obstétricale et gynécologique.

Il est important de comprendre que ce test est un dépistage et non un diagnostic. Les résultats sont, en effet, donnés en “taux de risques”. Par exemple, si le résultat est inférieur à 1/1000, comme 1/1400, cela signifie qu’il y a une chance sur 1400 que votre bébé ait une trisomie 21, 13 ou 18. Dans ce cas, aucun autre test spécifique ne vous sera fait et vous aurez un suivi de grossesse normal.

Reto Stricker, Co-Directeur du laboratoire Polyanalytic

Si le risque oscille entre 1/1000 et 1/300, votre médecin vous indiquera de faire un test prénatal non invasif (TPNI) qui est une analyse de l’ADN du foetus que l’on retrouve dans le sang de la mère. Pour faire simple, il s’agit d’un test sanguin avancé. Dans ce cas, il est remboursé par l’assurance. Pour information, ce test permet dès la 14e semaine d’amhénorrée de déterminer le sexe du bébé si l’on souhaite le connaître.

Si le risque est plus élevé > 1/300 et/ou que le TPNI montre également de mauvais résultats, votre spécialiste vous orientera sur un examen plus approndi permettant de poser un diagnostic clair grâce à une amniocentèse ou une choriocentèse. 

Dr Alexia Willame, Gynécologue obstétricienne

Depuis plus de 40 ans, nous avons la chance de pouvoir rencontrer notre bébé avant sa naissance grâce à la merveilleuse invention et technologie qu’est l’échographie. Dès la 20e semaine de grossesse, il est possible de connaître (si on le souhait) le sexe du bébé mais aussi de dépister certaines anomalies graves. Trois de ces échographies sont prises en charges par l’assurance maternité de base :

  • Échographie N°1 : entre la 12e et la 14e semaine d’aménorrhée.
    Pour confirmer que la grossesse évolue normalement et ainsi calculer le risque d’une anomalie chromosomiques (test de trisomie)
  • Échographie N°2 : entre la 20e et la 23e semaine d’aménorrhée.
    L’examen morphologique. L’examen confirme le bon développement de bébé, le spécialiste le regarde sous tous les angles : taille, poids, développement des organes. Ainsi, un grand nombre de potentielles malformations peuvent être identifiées. On contrôle également la croissance fœtale, la quantité de liquide amniotique et la position du placenta.
  • Échographie N°3 : 3e trimestre.
    L’examen permet de contrôler la croissance du bébé, la quantité de liquide amniotique et l’état du placenta. On observe si bébé s’est bien retourné (la tête en bas) ou s’il est en siège (un risque si accouchement par voie basse et qui peut aboutir sur une césarienne).

Grâce à ces échographies et tests, malformations et maladies sont détectées et permettent assez tôt s’il y a un problème de prendre une décision. Si les tests sont bons, les parents sont soulagés et peuvent profiter sereinement des mois qui les séparent avant la rencontre.

Pour tout complément d’informations sur les test prénatals du 1er et 2e trimestre, le test prénatal non invasif, la choriocentèse, l’amniocentèse et les échographies, nous vous invitons à télécharger la brochure intitulé “tome 1 de votre grossesse” réalisé par les spécialistes et biologistes du groupe Medisupport

Le mois prochain, toujours en collaboration avec Medisupport, nous aborderons un sujet délicat et d’actualité :  les risques infectieux pendant la grossesse. Nous vous expliquerons desquels il s’agit, comment les prévenir et si besoin les traiter.

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